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Abdominoplastie à Paris 16 — plastie abdominale L'abdominoplastie — aussi appelée plastie abdominale ou lifting du ventre — retire l'excès de peau et de graisse de la paroi abdominale, et remet en tension les muscles quand ils se sont écartés. Elle s'adresse aux ventres distendus après une grossesse ou une perte de poids importante, lorsque la laxité cutanée ne se corrige plus ni par le sport ni par une liposuccion seule.

L'abdominoplastie retire l'excès de peau et de graisse de la paroi abdominale et remet en tension les muscles distendus. Elle s'adresse aux situations où la lipoaspiration seule ne peut pas donner de résultat satisfaisant.

Qu'est-ce qu'une abdominoplastie ?

L'intervention associe trois gestes : le retrait de l'excédent cutané et graisseux, le repositionnement du nombril, et la remise en tension de la sangle musculaire le long de la ligne médiane pour retrouver un ventre plat.

Ce troisième geste est souvent le plus déterminant : après une grossesse, en particulier gémellaire, les muscles grands droits peuvent s'être écartés : c'est le diastasis. Aucune activité physique ne referme un diastasis constitué.

Pourquoi une liposuccion ne suffit-elle pas toujours ?

Parce qu'au-delà d'une éventuelle surcharge graisseuse, il existe un excès de peau — parfois appelé tablier abdominal — recouvrant plus ou moins le pubis.

Parce qu'après une perte de poids importante, consécutive à un régime ou à une chirurgie de l'obésité, le relâchement cutané est majeur et la peau ne se rétracte plus.

Parce qu'après une grossesse, la sangle musculaire abdominale peut avoir été distendue.

Dans ces conditions, seul un abord direct avec une cicatrice au-dessus du pubis permet de retirer l'excédent et de réparer les muscles.

Qu'est-ce qu'une mini-abdominoplastie ?

C'est une version allégée, réservée aux excès de peau limités à la partie basse du ventre, sous le nombril. Le décollement est moins étendu, la cicatrice plus courte, et l'ombilic n'est pas déplacé — ce qui distingue cette intervention de l'abdominoplastie complète.

Elle ne convient qu'à un petit nombre de situations. Dès lors que l'excès cutané dépasse le nombril, ou que les muscles grands droits se sont écartés sur toute la hauteur, une mini-abdominoplastie donnerait un résultat insuffisant. Le choix entre les deux se fait à l'examen clinique, jamais sur photo.

Comment se déroule l'intervention ?

L'intervention se déroule sous anesthésie générale ou locorégionale (rachianesthésie). Une hospitalisation de une à trois nuits est en général nécessaire.

Le décollement de la peau se fait jusqu'à la partie basse du sternum, en préservant le nombril laissé en îlot ; il sera repositionné en fin d'intervention. L'excès de peau est retiré et la paroi restante remise en tension pour permettre la fermeture.

Une lipoaspiration des hanches est souvent réalisée dans le même temps. Un drainage est laissé en place au minimum vingt-quatre heures et une gaine de contention est mise en place en fin d'intervention.

Où se situe la cicatrice ?

La cicatrice est arciforme, au ras des poils pubiens, et se prolonge latéralement en fonction de l'importance du tablier abdominal. Son tracé est conçu pour rester dissimulé sous un sous-vêtement ou un maillot de bain.

Lorsqu'il existe déjà une cicatrice de césarienne, celle-ci est le plus souvent intégrée au tracé et retirée avec la peau excédentaire : il n'en reste alors qu'une seule, celle de l'abdominoplastie.

Que deviennent les vergetures ?

Les vergetures situées sous le nombril sont emportées avec le fuseau de peau retiré : elles disparaissent avec lui. Celles qui siègent au-dessus du nombril restent en place, mais se trouvent abaissées et étirées par la remise en tension, ce qui les rend souvent moins visibles. L'abdominoplastie n'est pas un traitement des vergetures : elle en supprime une partie du fait même du dessin de l'intervention.

Quelles sont les suites opératoires ?

Les drainages sont en général retirés entre vingt-quatre et soixante-douze heures après l'opération.

La gaine doit être portée pendant un mois, jour et nuit.

Le sport ne peut pas être repris avant trois mois dès lors que les muscles ont été remis en tension : ce délai protège la réparation musculaire.

Un œdème progressivement important apparaît en vingt-quatre à quarante-huit heures et persiste plusieurs semaines.

Comment est organisé le suivi après une abdominoplastie ?

C'est l'une des interventions où le suivi pèse le plus : drainage laissé en place au moins vingt-quatre heures, gaine de contention portée plusieurs semaines, et soins locaux assurés par les infirmières du cabinet et de la clinique. Une kinésithérapeute spécialisée peut intervenir à domicile pour le drainage lymphatique manuel, qui vise à limiter les épanchements et les œdèmes. Le chirurgien vous revoit dans les sept jours, puis entre le dixième et le quatorzième jour. Le médecin anesthésiste ajuste les antalgiques les premiers jours. Voir le suivi post-opératoire.

Qu'est-ce qu'un lymphocèle ?

Des épanchements de lymphe, appelés lymphocèles, peuvent apparaître pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines et nécessiter des ponctions lors des consultations de suivi.

Ce n'est pas grave, mais cela peut être inconfortable et inquiéter. Dans l'immense majorité des cas, ces épanchements s'arrêtent spontanément.

Quand peut-on reprendre l'avion ?

Ici la logique change, et il faut le dire clairement : ce n'est plus une question de confort.

L'abdominoplastie est l'intervention esthétique la plus exposée au risque de phlébite et d'embolie pulmonaire. Plusieurs mécanismes se cumulent : la remise en tension de la sangle musculaire augmente la pression veineuse dans l'abdomen, la position fléchie des premiers jours et l'immobilité entretiennent la stase veineuse des jambes, et l'anesthésie générale y ajoute sa part.

Les chiffres rapportés dans la littérature situent la phlébite autour de trois à six cas pour mille, et l'embolie pulmonaire autour de quatre pour dix mille. Ils augmentent nettement lorsque l'abdominoplastie est associée à un autre geste, et davantage encore pour une plastie circonférentielle.

Ce risque n'est pas limité aux premiers jours : il reste élevé jusqu'à six semaines. Un vol long-courrier, qui ajoute plusieurs heures d'immobilité, ne s'y inscrit pas de la même façon selon qu'il survient à dix jours ou à six semaines.

Il n'existe donc pas de délai unique. Le vôtre est établi après l'examen, à partir de votre score de risque, du geste réalisé et de la durée du vol prévu. Une anticoagulation préventive de sept à dix jours est prescrite selon les recommandations françaises, et peut être prolongée.

Si vous venez de l'étranger, ce point doit être réglé avant de réserver : un séjour nettement plus long peut être nécessaire.

Quand le résultat est-il définitif ?

Le résultat peut s'apprécier à partir de trois mois et sera définitif au bout d'une année.

Quels sont les risques ?

Il s'agit d'une intervention réalisée le plus souvent sous anesthésie générale, avec les risques inhérents à ce type d'anesthésie.

Parmi les risques spécifiques :

  • les risques thromboemboliques — phlébite et embolie pulmonaire — majorés par l'obésité, le tabagisme important et l'allongement de la durée opératoire. Ils sont prévenus par le port de bas de contention pendant l'intervention, une anticoagulation préventive postopératoire et le respect des contre-indications ;
  • les épanchements lymphatiques, s'écoulant par le drainage (lymphorrhée) ou restant sous la peau (lymphocèle) ;
  • les troubles de la cicatrisation : élargissement de la cicatrice, hypertrophie, chéloïde, désunion.

Les autres complications, plus rares, sont détaillées dans la fiche d'information de la SoFCPRE.

L'abdominoplastie est-elle prise en charge ?

Lorsqu'il existe un tablier abdominal important recouvrant le pubis, une demande d'entente préalable est réalisée par le chirurgien pour obtenir une prise en charge par l'Assurance maladie.

Cette prise en charge n'est pas automatique. La patiente est en général convoquée par le médecin conseil de l'Assurance maladie, qui donne ou non son accord.

Questions fréquentes

Faut-il attendre après une grossesse ?

Oui. L'intervention est envisagée à distance de la grossesse et de l'allaitement, sur un poids stabilisé. Une grossesse ultérieure peut par ailleurs défaire la réparation musculaire.

La sensibilité de la peau revient-elle ?

Une zone d'engourdissement au-dessus de la cicatrice est habituelle après le décollement cutané. La sensibilité se récupère progressivement sur plusieurs mois, parfois de façon incomplète.

Combien de temps d'arrêt de travail faut-il prévoir ?

Comptez en général deux à trois semaines pour un travail de bureau, et davantage lorsque le poste demande du port de charges ou une station debout prolongée. La durée dépend de l'étendue du geste et de la reprise ou non des muscles ; elle est précisée en consultation, avant l'intervention, pour que l'organisation professionnelle soit prévue à l'avance.

Faut-il avoir atteint un poids stable avant l'intervention ?

Oui. Le résultat s'apprécie sur un poids stabilisé depuis plusieurs mois : une perte de poids ultérieure redistend la peau, une reprise la met sous tension. Un indice de masse corporelle élevé augmente par ailleurs le risque de complications, en particulier thromboemboliques. Ce point est évalué à la première consultation et peut conduire à différer l'intervention.

Dernière mise à jour : septembre 2026 · Contenu médical relu par le Dr Benjamin Pulvermacker, chirurgien plasticien qualifié à Paris 16.

Pour qui cette intervention convient — et pour qui elle ne convient pas

Elle convient lorsque l'excès de peau est constitué — tablier abdominal, peau vergeturée et distendue après grossesses ou amaigrissement majeur, souvent associé à un relâchement musculaire (diastasis) que l'intervention répare dans le même temps. Elle ne convient pas comme traitement d'un surpoids : opérer avant la stabilisation pondérale compromet le résultat et majore les risques ; ni lorsqu'une grossesse est encore envisagée, qui distendrait de nouveau la paroi ; ni chez le fumeur qui ne peut pas interrompre le tabac, premier facteur de nécrose cutanée sur cette intervention.

Limites et risques spécifiques

La cicatrice, d'une hanche à l'autre, est le prix de cette chirurgie ; elle est dessinée pour rester sous les sous-vêtements. Risques propres : sérome (le plus fréquent), hématome, retard de cicatrisation, nécrose cutanée sus-pubienne favorisée par le tabac, troubles durables de la sensibilité sous-ombilicale, et surtout risque thromboembolique, prévenu par anticoagulation, bas de contention et lever précoce. C'est l'intervention de la silhouette qui demande la convalescence la plus sérieuse : deux à trois semaines d'arrêt.

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