Quand peut-on reprendre l'avion ?
Ici la logique change, et il faut le dire clairement : ce n'est plus une question de confort.
L'abdominoplastie est l'intervention esthétique la plus exposée au risque de phlébite et d'embolie pulmonaire. Plusieurs mécanismes se cumulent : la remise en tension de la sangle musculaire augmente la pression veineuse dans l'abdomen, la position fléchie des premiers jours et l'immobilité entretiennent la stase veineuse des jambes, et l'anesthésie générale y ajoute sa part.
Les chiffres rapportés dans la littérature situent la phlébite autour de trois à six cas pour mille, et l'embolie pulmonaire autour de quatre pour dix mille. Ils augmentent nettement lorsque l'abdominoplastie est associée à un autre geste, et davantage encore pour une plastie circonférentielle.
Ce risque n'est pas limité aux premiers jours : il reste élevé jusqu'à six semaines. Un vol long-courrier, qui ajoute plusieurs heures d'immobilité, ne s'y inscrit pas de la même façon selon qu'il survient à dix jours ou à six semaines.
Il n'existe donc pas de délai unique. Le vôtre est établi après l'examen, à partir de votre score de risque, du geste réalisé et de la durée du vol prévu. Une anticoagulation préventive de sept à dix jours est prescrite selon les recommandations françaises, et peut être prolongée.
Si vous venez de l'étranger, ce point doit être réglé avant de réserver : un séjour nettement plus long peut être nécessaire.