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Main de chirurgien examinant une poitrine, illustrant un résultat naturel d'augmentation mammaire réalisée par le Dr Pulvermacker à Paris

Augmentation mammaire à Paris 16 — implants et lipofilling

L'augmentation mammaire corrige un volume mammaire jugé insuffisant, qu'il soit constitutionnel ou consécutif à une grossesse, un allaitement ou un amaigrissement. Deux moyens existent : la prothèse mammaire et le transfert de graisse autologue, ou lipofilling. Ils peuvent être associés.

L’essentiel
AnesthésieGénérale
Durée de l’intervention1 h
HospitalisationUne nuit
CicatricesHémi-aréolaire inférieure, sillon sous-mammaire ou voie axillaire selon le cas
Arrêt de travail8 jours
Reprise du sportProgressive à partir de la sixième semaine
Résultat définitifApprécié à trois mois, définitif à six mois
TarifConsultation 200 € — devis écrit remis après l’examen
Prise en chargeNon pour l’augmentation esthétique

Mon exigence est constante : un sein augmenté doit rester un sein : souple au toucher, mobile, proportionné au thorax et à la silhouette. Le volume se choisit avec la patiente, mais c'est l'harmonie du résultat qui guide l'indication. Lorsqu'une demande de volume me paraît disproportionnée, je l'explique en consultation plutôt que d'opérer.

Dans quels cas envisager une augmentation mammaire ?

Les motifs qui conduisent à consulter, dans les mots des patientes : un volume resté peu développé depuis la puberté ; des seins « vidés » après une grossesse ou un allaitement, avec ou sans affaissement associé ; une perte de volume après un amaigrissement important ; une différence marquée entre les deux seins, qui relève alors de la page dédiée à l'asymétrie mammaire ; une gêne à l'habillement, en maillot, ou simplement le sentiment d'un déséquilibre entre la poitrine et le reste du corps.

Lorsque la demande porte moins sur le volume que sur la position du sein — un sein qui « tombe » —, l'intervention appropriée n'est pas l'augmentation mais la correction de ptôse, éventuellement associée à un implant. C'est l'examen clinique qui fait la part des deux.

Pour qui cette intervention convient — et pour qui elle ne convient pas

Elle convient à une femme en bonne santé, au poids stable, dont le développement mammaire est achevé, qui formule une demande personnelle et réfléchie, et qui accepte les cicatrices, le suivi et le principe d'un entretien des implants dans le temps.

Elle ne convient pas — ou pas encore — dans plusieurs situations : lorsque la demande vient d'un tiers plus que de la patiente ; lorsqu'un événement récent (rupture, deuil, dépression en cours de traitement) motive la décision, car un geste chirurgical ne répare pas ce qui relève d'un autre accompagnement ; lorsqu'un projet de grossesse est imminent, la grossesse pouvant modifier le résultat ; lorsque le tabagisme ne peut pas être interrompu autour de l'intervention ; ou lorsque l'attente est un résultat spectaculaire que la morphologie ne permet pas d'obtenir naturellement. Ces situations se discutent en consultation avant toute décision.

Implants ou lipofilling : comment choisir ?

La prothèse mammaire

C'est la technique de référence dès que l'augmentation souhaitée dépasse ce que la graisse disponible permet. Les implants utilisés sont remplis de gel de silicone cohésif et disposent du marquage CE ; leurs références sont consignées dans le dossier et remises à la patiente : cette traçabilité est une obligation réglementaire.

Trois décisions structurent l'intervention, et je les explique une à une en consultation :

  • le volume et la forme de l'implant, choisis par essayage et en fonction de la largeur du thorax, de la base mammaire et de la qualité de la peau ;
  • la position : devant le muscle pectoral, derrière lui, ou en dual plan, la technique que je retiens le plus souvent, parce qu'elle associe la couverture du pôle supérieur par le muscle et un galbe naturel du pôle inférieur ;
  • la voie d'abord, qui détermine la cicatrice : hémi-aréolaire inférieure (la plus discrète lorsque l'aréole s'y prête), sillon sous-mammaire ou voie axillaire.

Le lipofilling mammaire

Le transfert de graisse autologue prélève par lipoaspiration une graisse excédentaire (ventre, hanches, cuisses), la purifie et la réinjecte dans le sein. Il n'introduit aucun matériel étranger et améliore au passage la zone de prélèvement. Ses limites sont réelles : l'augmentation obtenue reste modérée (de l'ordre d'un demi-bonnet à un bonnet par séance), une partie de la graisse se résorbe dans les semaines qui suivent, et il faut disposer d'une réserve graisseuse suffisante. Il peut compléter un implant pour adoucir les contours : c'est l'augmentation composite.

Résultat augmentation mammaire - Dr Pulvermacker, Paris

Comment se déroule l'intervention ?

Un bilan d'imagerie mammaire (mammographie et/ou échographie selon l'âge et les antécédents) est demandé avant l'opération. L'intervention se déroule sous anesthésie générale, dans l'un des deux établissements certifiés par la Haute Autorité de santé où j'opère, et dure environ une heure. Une nuit d'hospitalisation est habituelle ; l'ambulatoire est possible dans certains cas.

Quelles sont les suites opératoires ?

Un soutien-gorge de contention est mis en place au bloc et porté un mois, jour et nuit. Les douleurs des premiers jours sont modérées, plus marquées en position rétro-musculaire, et contrôlées par des antalgiques simples. L'œdème apparaît dans les premières vingt-quatre heures et met plusieurs semaines à se résorber. La reprise d'une activité professionnelle de bureau se fait généralement entre cinq et dix jours ; le sport est repris progressivement à partir de la sixième semaine. Les seins sont initialement hauts et fermes : le résultat s'apprécie à trois mois et se considère comme définitif à six mois.

Comment se passe le suivi après une augmentation mammaire ?

Le soutien-gorge de contention est porté jour et nuit pendant plusieurs semaines : c'est la contrainte principale des suites. Les infirmières du cabinet et de la clinique assurent la réfection des pansements, et le médecin anesthésiste vérifie que les antalgiques restent adaptés. Le chirurgien vous revoit dans les sept jours, puis entre le dixième et le quatorzième jour avant l'ablation des fils. Drainage lymphatique manuel à domicile et oxygénothérapie hyperbare sont disponibles, proposés selon l'indication. Le calendrier détaillé figure dans le suivi post-opératoire.

Limites et risques spécifiques

Outre les risques communs à toute chirurgie (hématome, infection, anomalies de cicatrisation, risques de l'anesthésie), l'augmentation par implants comporte des risques qui lui sont propres et qui doivent être connus avant de décider :

  • la coque périprothétique : une capsule fibreuse se forme normalement autour de tout implant ; lorsqu'elle se rétracte, elle peut durcir le sein, le déformer et devenir douloureuse, jusqu'à nécessiter une réintervention ;
  • la rupture ou l'usure de l'implant : un implant n'est pas définitif ; une surveillance par imagerie est recommandée et un remplacement doit être envisagé au long cours ;
  • les vagues et plis palpables chez les patientes très minces, les troubles transitoires de la sensibilité de l'aréole, la possibilité d'une asymétrie résiduelle ;
  • des entités rares mais documentées, dont le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants (LAGC-AIM), que je présente systématiquement en consultation avec la fiche d'information de la SoFCPRE et les recommandations en vigueur de l'ANSM.

Le lipofilling expose pour sa part à la résorption partielle de la graisse, à des irrégularités et à la formation de kystes graisseux ou de calcifications, dont l'aspect radiologique est connu des radiologues et ne gêne pas le dépistage lorsqu'ils sont informés du geste.

Aucune de ces complications n'est fréquente. Toutes justifient un suivi régulier : mes patientes sont revues sans facturation pendant un an, puis conservent mon numéro professionnel.

Grossesse, allaitement et dépistage : ce qu'il faut savoir

Une grossesse et un allaitement restent généralement possibles après une augmentation mammaire, sans qu'aucune technique ne puisse garantir le maintien de la capacité d'allaitement. La présence d'implants doit être signalée avant toute mammographie, échographie ou IRM afin d'adapter les incidences ; le dépistage du cancer du sein se poursuit normalement.

Questions fréquentes

Quelle est la durée de vie d'un implant mammaire ?

Un implant n'est pas à vie. Il n'existe pas d'échéance fixe de remplacement : c'est la surveillance clinique et par imagerie qui détermine s'il doit être changé. En pratique, une réintervention est probable au cours de la vie, souvent évoquée autour de dix à quinze ans.

Sous le muscle ou devant le muscle : qu'est-ce qui est le mieux ?

Ni l'un ni l'autre dans l'absolu. La position dépend de l'épaisseur des tissus qui couvriront l'implant. Le dual plan, que j'emploie le plus souvent, combine les avantages des deux ; le choix est expliqué et justifié en consultation.

La cicatrice se verra-t-elle ?

Une cicatrice ne disparaît jamais, mais elle est placée là où elle se voit le moins : bord de l'aréole, sillon sous le sein ou creux de l'aisselle. Elle s'estompe sur douze à dix-huit mois et fait l'objet de consignes de soins précises.

Peut-on choisir exactement son volume ?

Le volume se choisit ensemble, par essayage, à l'intérieur de ce que la morphologie permet. Un implant trop large pour le thorax ou trop lourd pour la peau produit un résultat artificiel et vieillit mal : je le déconseille alors explicitement.

L'intervention est-elle prise en charge ?

Non. L'augmentation mammaire esthétique n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie. Les situations reconstructrices (agénésie, malformation, asymétrie majeure, seins tubéreux, syndrome de Poland) relèvent d'autres pages et d'autres règles.

Combien de temps faut-il s'arrêter ?

Comptez cinq à dix jours d'arrêt pour une activité de bureau, davantage pour un métier physique. Le port de charges et le sport attendent la sixième semaine.

Ce contenu est relu par le Dr Benjamin Pulvermacker. La fiche d'information de la SoFCPRE consacrée à l'augmentation mammaire est remise et commentée en consultation.

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