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Gros plan sur le regard d'une patiente, illustrant un rajeunissement des paupières réalisé par le Dr Pulvermacker à Paris

Blépharoplastie à Paris 16 — chirurgie du rajeunissement du regard

La blépharoplastie corrige l'excès de peau des paupières supérieures et les poches graisseuses des paupières inférieures. C'est l'intervention du visage dont le rapport entre l'ampleur du geste et l'effet obtenu est le plus favorable : elle est courte, peu douloureuse, aux suites brèves, et modifie sensiblement l'expression du regard.

L'objectif est de rajeunir le regard sans en modifier l'expression. Une paupière trop généreusement réséquée creuse l'orbite, arrondit l'œil et durcit le visage : c'est l'écueil principal de cette chirurgie, et la raison pour laquelle la retenue prime ici sur l'ampleur du geste.

Qu'est-ce qu'une blépharoplastie ?

Deux mécanismes distincts se combinent au niveau de la région péri-orbitaire.

En haut, la peau de la paupière supérieure — la plus fine du corps — perd son élasticité et forme un excès qui retombe sur le pli palpébral. Cet excès alourdit le regard et peut, lorsqu'il est important, gêner le champ visuel supérieur ou obliger à une contraction permanente du muscle frontal.

En bas, la cloison qui retient la graisse orbitaire — le septum orbitaire — se distend. La graisse fait alors saillie sous l'œil : ce sont les poches palpébrales. Il ne s'agit donc pas d'un excès de graisse, mais d'un défaut de contention.

Cette distinction commande la technique : en haut on retire de la peau, en bas on traite le plus souvent la graisse.

Pourquoi le regard paraît-il fatigué ?

La correction du regard fatigué est le premier motif de consultation, et il recouvre plusieurs situations qu'il faut distinguer avant de parler technique :

  • un excès de peau sur les paupières supérieures, pouvant aller jusqu'à gêner la vision ;
  • des poches sous les yeux donnant un air fatigué en permanence, même après une nuit complète ;
  • un cerne creux qui assombrit la jonction entre la paupière et la joue ;
  • une descente du sourcil qui accentue la lourdeur palpébrale sans que la paupière elle-même soit en cause ;
  • une fatigue oculaire réelle, liée à la contraction permanente du front pour dégager le regard.

Un regard peut donc paraître fatigué pour des raisons qui ne relèvent pas toutes de la paupière. C'est l'examen clinique qui départage, et il arrive que la réponse ne soit pas chirurgicale.

La blépharoplastie supérieure

Elle consiste à retirer l'excédent de peau situé entre le sourcil et l'œil, et parfois une petite quantité de graisse dans la partie interne de la paupière.

La cicatrice est dissimulée dans le pli palpébral supérieur, à mi-hauteur de la paupière, à la jonction entre sa partie mobile et sa partie fixe. Paupière ouverte, elle n'est pas visible ; paupière fermée, elle se confond avec le pli naturel.

Durée : 30 à 45 minutes.

La quantité de peau retirée est le paramètre décisif. Une résection mesurée allège le regard ; une résection excessive empêche la fermeture complète de l'œil et modifie durablement l'expression.

Résultat chirurgie des paupières - Dr Pulvermacker, Paris

La blépharoplastie inférieure

Deux situations, deux techniques.

Poches palpébrales sans excès cutané — situation la plus fréquente. L'abord se fait par la face interne de la paupière, à travers la conjonctive : c'est la voie transconjonctivale. Elle permet de retirer ou de repositionner la graisse herniée. Aucune cicatrice cutanée n'est réalisée.

Poches avec excès cutané réel. Une résection de peau devient nécessaire, imposant une incision sous-ciliaire, placée à un ou deux millimètres sous la ligne des cils. Cette cicatrice devient habituellement peu visible.

La différence entre ces deux techniques est importante à comprendre : la voie transconjonctivale ne touche pas au soutien de la paupière inférieure et évite ainsi le risque de rétraction, complication propre à la voie cutanée lorsque la résection est excessive. C'est la raison pour laquelle elle est privilégiée chaque fois que l'anatomie le permet.

Poches palpébrales, cernes et poches malaires : trois choses différentes

Ces trois termes sont employés indifféremment par les patients, alors qu'ils désignent trois réalités anatomiques distinctes qui n'appellent pas le même traitement.

Les poches palpébrales sont une saillie de la graisse orbitaire à travers un septum distendu. Elles siègent immédiatement sous le bord libre de la paupière. C'est l'indication classique de la blépharoplastie inférieure.

Les cernes recouvrent deux mécanismes différents. Le cerne pigmenté est une coloration de la peau, d'origine constitutionnelle ou vasculaire : la chirurgie n'a aucun effet dessus. Le cerne creux, lui, est un déficit de volume à la jonction entre la paupière et la joue : il relève d'un repositionnement de la graisse ou d'une injection d'acide hyaluronique, pas d'une résection.

Les poches malaires, parfois appelées festons, siègent plus bas : sur la pommette elle-même, sous le rebord orbitaire. Ce sont des poches d'infiltration liquidienne, souvent variables d'un jour à l'autre et majorées le matin. Point essentiel : une blépharoplastie inférieure ne les corrige pas, et peut même les rendre plus visibles en dégageant la zone située au-dessus. Leur prise en charge est différente et doit être annoncée comme telle avant toute intervention.

Confondre ces trois entités est la première cause de déception après une chirurgie des paupières. Les distinguer en consultation, photographies à l'appui, fait partie du bilan.

Faut-il opérer les quatre paupières ?

Pas systématiquement, mais c'est fréquent. On peut traiter les paupières supérieures seules, les inférieures seules, ou les quatre dans le même temps opératoire.

Opérer les quatre paupières permet une seule anesthésie et une seule convalescence, et évite une discordance entre un étage traité et l'autre. Traiter uniquement les paupières supérieures chez un patient présentant des poches marquées laisse une correction visiblement partielle.

Corriger un œil rond ou un ectropion

Certains patients consultent non pas pour une première intervention, mais parce que la position de leur paupière inférieure s'est modifiée : après une chirurgie palpébrale antérieure, après un traumatisme, ou du fait du relâchement des tissus avec l'âge.

L'œil rond — ou scleral show — désigne un affaissement du bord libre de la paupière inférieure qui découvre le blanc de l'œil sous l'iris. L'œil perd sa forme en amande et paraît rond, écarquillé, avec un regard qui semble figé.

L'ectropion est le stade suivant : la paupière inférieure bascule vers l'extérieur et perd le contact avec le globe. Ce n'est plus seulement un problème de forme : le larmoiement, l'irritation chronique et l'exposition de la cornée en font une gêne fonctionnelle.

Ces situations relèvent d'une chirurgie de correction distincte de la blépharoplastie initiale. Le principe n'est plus de retirer, mais de restaurer le soutien de la paupière inférieure : remise en tension du tendon canthal externe (canthopexie ou canthoplastie), et selon les cas apport de tissu pour compenser ce qui manque en hauteur.

Le bilan préalable est plus long que pour une blépharoplastie de première intention : il faut évaluer la laxité de la paupière, l'état de la cornée, la qualité du film lacrymal et la quantité de peau réellement disponible. Toutes les situations ne sont pas complètement corrigeables, et le degré d'amélioration réaliste est annoncé avant l'intervention.

Comment se déroule l'intervention ?

Selon l'analyse globale du visage, la blépharoplastie peut être associée à un lifting cervico-facial, à un lipofilling des cernes creux, ou à un traitement de la qualité de la peau.

Quelles sont les suites opératoires ?

Cette intervention a la particularité d'être quasi indolore.

J0 à J+2. Application de froid. Sensation de tension et de sécheresse oculaire. Vision temporairement floue liée à la pommade ophtalmique.

J+2 à J+10. Œdème et ecchymoses palpébrales, d'intensité variable selon les patients, régressant en sept à dix jours.

J+5. Ablation des fils.

À partir de J+10. Le maquillage redevient possible. La reprise de l'activité sociale est généralement envisageable à cette date.

Éviter le port de lentilles de contact pendant environ deux semaines, ainsi que les efforts et les positions tête basse la première semaine.

Comment sont pris en charge les œdèmes des paupières ?

Les ecchymoses et l'œdème palpébral sont la règle des premiers jours, et c'est ce qui surprend le plus : le regard met un peu de temps à redevenir le vôtre. Les soins locaux sont assurés par les infirmières du cabinet, et le chirurgien vous revoit dans les sept jours puis entre le dixième et le quatorzième jour, avant l'ablation des fils. Un drainage lymphatique manuel peut être proposé à domicile selon l'indication, de même que l'oxygénothérapie hyperbare dont dispose le cabinet. L'organisation complète est détaillée dans le suivi post-opératoire.

Quand peut-on reprendre l'avion ?

Sept à quatorze jours, avec une préférence pour dix à quatorze si le vol est long. Les deux repères sont le retrait des fils et la disparition des ecchymoses.

Un point est propre à cette intervention : l'air de cabine est très sec, et une surface oculaire encore fragile le supporte mal. Des larmes artificielles sont à prévoir pendant tout le vol, sans attendre la gêne.

Les activités physiques — plongée, équitation, sports de contact — attendent plus longtemps que le vol lui-même : deux à quatre semaines.

Les durées indiquées valent pour un vol court. Un long-courrier ajoute plusieurs heures d'immobilité et d'air sec : si votre trajet dépasse quatre heures, le délai est réévalué en conséquence.

Quand le résultat est-il définitif ?

Un délai de trois à six mois est nécessaire pour apprécier le résultat, le temps que les cicatrices s'estompent et que l'œdème résiduel disparaisse complètement.

Pour une chirurgie de correction d'un œil rond ou d'un ectropion, ce délai est plus long : la position de la paupière continue de se stabiliser jusqu'à six mois, parfois davantage.

Quels sont les risques ?

Les risques de la chirurgie palpébrale sont rares.

Kystes épidermiques

le long des cicatrices : fréquents, sans gravité, retirés en consultation.

Sécheresse oculaire

transitoire, plus marquée chez les patients qui en souffraient déjà.

Hématome

, rare ; l'hématome rétro-orbitaire est exceptionnel mais constitue une urgence.

Anomalie de cicatrisation

, rare.

Rétraction de la paupière inférieure

, avec œil rond voire ectropion : complication propre à la voie sous-ciliaire en cas de résection excessive ou de soutien insuffisant, d'où la préférence pour la voie transconjonctivale chaque fois que possible, et l'association d'un geste de soutien canthal lorsque la paupière est laxe.

Asymétrie

modérée, à distinguer de l'asymétrie préexistante, presque toujours présente et à documenter avant l'intervention.

Fiche d'information SoFCPRE remise en consultation.

La blépharoplastie est-elle remboursée ?

La blépharoplastie supérieure peut faire l'objet d'une prise en charge lorsque l'excès cutané entraîne une gêne objectivée du champ visuel. Cette gêne doit être documentée par un examen ophtalmologique — champ visuel avec et sans relèvement de la paupière — et fait l'objet d'une demande d'entente préalable.

La correction d'un ectropion relève également d'une indication fonctionnelle et peut être prise en charge.

La blépharoplastie inférieure pour poches palpébrales relève de l'esthétique pure et n'est pas prise en charge.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre blépharoplastie supérieure et inférieure ?

La supérieure retire l'excès de peau qui alourdit la paupière du haut. L'inférieure traite les poches palpébrales et, plus rarement, un excès de peau sous l'œil. Les deux peuvent être réalisées dans le même temps opératoire.

La blépharoplastie corrige-t-elle les cernes ?

Seulement les cernes creux, liés à un déficit de volume à la jonction paupière-joue. Les cernes pigmentés, qui sont une coloration de la peau, ne relèvent pas de la chirurgie.

La blépharoplastie corrige-t-elle les poches malaires ?

Non. Les poches malaires siègent sur la pommette, sous le rebord orbitaire, et n'ont pas le même mécanisme que les poches palpébrales. Une blépharoplastie inférieure peut même les rendre plus apparentes. Leur prise en charge est spécifique et discutée séparément.

Qu'est-ce qu'un œil rond après une blépharoplastie ?

C'est un affaissement du bord de la paupière inférieure qui découvre le blanc de l'œil et fait perdre à celui-ci sa forme en amande. Il résulte d'un défaut de soutien de la paupière. Sa correction repose sur une remise en tension du tendon canthal externe, éventuellement associée à un apport de tissu.

Un ectropion peut-il être corrigé ?

Oui, dans la majorité des cas. La technique dépend de la laxité de la paupière et de la quantité de peau disponible. Le bilan préopératoire évalue précisément le degré d'amélioration réaliste.

Le résultat modifie-t-il la forme des yeux ?

Non, lorsque la résection est mesurée et que le soutien de la paupière est respecté. C'est un excès de résection qui creuse l'orbite et arrondit le regard.

Combien de temps avant de reprendre le travail ?

Sept à dix jours en moyenne.

Peut-on associer une blépharoplastie à un lifting ?

Oui, c'est une association fréquente et logique. Le lifting cervico-facial traite le tiers inférieur du visage et le cou, la blépharoplastie le regard : les deux gestes sont complémentaires et se réalisent sous la même anesthésie.

Consultation à Paris 16

Dr Benjamin Pulvermacker

14 rue Pétrarque, 75116 Paris

Téléphone : 01 47 20 48 70

Métro : Trocadéro (lignes 6 et 9), Boissière (ligne 6)

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Dernière mise à jour : août 2026

Contenu médical rédigé et relu par le Dr Benjamin Pulvermacker, chirurgien plasticien qualifié (Ordre des médecins n° 75/72049), Paris 16.

Pour qui cette intervention convient — et pour qui elle ne convient pas

Elle convient aux personnes gênées par un excès de peau des paupières supérieures qui alourdit le regard, ou par des poches des paupières inférieures qui donnent un air fatigué permanent, indépendamment du sommeil. Elle ne convient pas lorsque la plainte relève en réalité d'une chute du sourcil (qui appelle un autre geste), d'un cerne pigmenté (qui ne relève pas de la chirurgie), d'une sécheresse oculaire sévère non contrôlée, ou d'une attente de rajeunissement global du visage qu'une chirurgie limitée aux paupières ne peut pas offrir. L'examen distingue précisément ces situations.

Limites et risques spécifiques

La blépharoplastie ne traite ni les rides de la patte-d'oie, ni la position du sourcil, ni la qualité de la peau. Ses risques propres, rares mais réels : correction excessive ou insuffisante, asymétrie, œil rond ou rétraction de la paupière inférieure, sécheresse oculaire transitoire, kystes cicatriciels ; l'hématome rétro-orbitaire, exceptionnel, est une urgence. Les ecchymoses visibles durant une à deux semaines imposent d'anticiper les obligations sociales. La fiche SoFCPRE est remise et commentée en consultation.

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