Ptose Mammaire

(seins qui tombent, poitrine relâchée)

Un sein qui tombe est un sein qui a subi un affaissement de la glande, associé à un relâchement de la peau. Les cicatrices (obligatoires dans cette opération) ont finalement peu d’importance pour une patiente, lorsqu’elle souffre au quotidien de ne plus reconnaître les seins qu’elle avait (avant sa grossesse ou son amaigrissement). Une femme peut voir sa silhouette transformée grâce à cette opération, qui va la réaffirmer dans sa féminité et son estime de soi.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’on a la peau des seins fragile, et qu’on ne supporte plus de voir ses seins vidés, relâchés.

Parce que depuis sa grossesse, avec ou sans allaitement, on ne reconnaît plus ses seins et qu’on n’arrive pas à faire le deuil de ceux d’avant.

Parce qu’on a beaucoup maigri et qu’on voit ses seins comme des gants de toilette.

Parce que notre décolleté est vide, et qu’on se sent moins femme.

 

Comment ?

 

Cette opération remodèle la glande et enlève l’excédent de peau.

L’importance de la ptôse, et donc de la quantité de peau à enlever, va conditionner le nombre de cicatrices, qui peuvent aller de une à trois : une autour de l’aréole (round block), une verticale (qui part du bas de l’aréole jusqu’au sillon), une dans le sillon.

 

Selon les cas, on peut y associer une prothèse, un lipofilling ou une réduction du volume mammaire.

 

L’intervention se déroule toujours sous anesthésie générale, avec une nuit d’hospitalisation après l’opération.

 

Suites et résultat.

 

L’intervention est en général peu douloureuse. Un soutien-gorge de sport sans armature est mis en place avant la sortie.

L’arrêt de toute activité sportive est recommandé pendant un mois.

Les cicatrices sont en général assez inflammatoires à un mois de l’opération, avec rougeurs et démangeaisons. Ces phénomènes sont normaux et s’atténuent avec le temps, en quelques mois.

L’aspect de la forme est définitif au bout de six mois, mais les cicatrices évoluent environ dix-huit mois.

 

Risques.

 

Outre ceux liés à l’anesthésie générale, les risques spécifiques les plus fréquents sont les troubles de la cicatrisation, qui peuvent aboutir à une cicatrice large voire hypertrophique, ainsi qu’à une modification de la sensibilité de l’aréole.

Les autres risques, comme l’hématome ou l’infection, sont assez rares.

 

Tous les risques sont détaillés dans la fiche d’information de la SoFCPRE.

Photos Avant-Après

© 2020  Dr Benjamin Pulvermacker . Agence Vanessa Touati