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Portrait d'une patiente au teint lumineux, illustrant les soins de chirurgie dermatologique prodigués par le Dr Pulvermacker à Paris

Rhinoplastie à Paris 16 — chirurgie esthétique du nez

Le nez donne son caractère à un visage. Il en occupe le centre, il porte la lumière, et c'est le seul trait qu'on ne peut ni coiffer ni maquiller. Lorsqu'il ne convient pas, il finit par être vécu comme un corps étranger dont la présence dérange chaque jour.

L'objectif d'une rhinoplastie n'est pas de créer un beau nez au sens absolu : c'est d'adoucir les traits en rendant le nez plus discret et plus harmonieux avec le reste du visage. L'intervention est délicate, car elle modifie l'aspect extérieur du nez sans devoir changer radicalement la personne.

Certains chirurgiens font toujours le même nez, quel que soit le patient, comme une signature. Pour moi qui prône le naturel, un nez réussi est un nez dont on ne voit pas qu'il a été opéré.

Qu'est-ce qu'une rhinoplastie ?

La rhinoplastie modifie la structure osseuse et cartilagineuse du nez : réduction d'une bosse dorsale, affinement ou repositionnement de la pointe, réduction de la largeur des narines, correction d'une déviation.

Le nez n'est pas un bloc unique. Son tiers supérieur est osseux, ses deux tiers inférieurs sont cartilagineux, et la peau qui les recouvre change d'épaisseur du haut vers le bas. Modifier l'un sans tenir compte des autres produit les résultats que l'on reconnaît de loin : un dos trop creusé sous une pointe restée large, ou une pointe affinée sous un dos resté haut.

Lorsqu'un trouble respiratoire est associé — déviation de la cloison nasale, séquelle de traumatisme — le geste porte également sur le septum : on parle alors de rhinoseptoplastie. Cette composante fonctionnelle peut ouvrir droit à une prise en charge partielle, à discuter en consultation.

Pourquoi envisager une rhinoplastie ?

Parce qu'on n'aime tellement pas son nez qu'on évite de se regarder dans le miroir et qu'on ne se supporte plus sur les photographies.

Pour supprimer une bosse et adoucir le profil. Parce que la pointe est jugée trop longue, trop ronde ou trop large, ou qu'elle tombe au sourire.

Parce que le nez renvoie l'image d'un membre de la famille auquel on ne souhaite pas ressembler, motivation fréquente et parfaitement recevable.

Parce qu'un traumatisme a dévié le nez, provoquant parfois des difficultés respiratoires et des ronflements.

Ces demandes ont un point commun : elles sont anciennes. Une gêne apparue il y a dix ans et formulée dans les mêmes mots à chaque consultation est un meilleur indicateur qu'une demande née d'une photographie récente.

Que regarde le chirurgien pendant la consultation ?

C'est le temps qui détermine tout le reste. Un nez ne s'opère pas d'après une photographie de face : il s'analyse en trois dimensions, en mouvement, et toujours par rapport au visage qui le porte.

Le profil, et le rôle du menton

La bosse est ce que la patiente montre en premier. Mais la saillie du dos du nez se juge par rapport à deux repères : le front en haut, le menton en bas. Un menton en retrait fait paraître un nez plus long et plus proéminent qu'il ne l'est réellement.

C'est une des raisons pour lesquelles je ne m'engage pas sur un geste avant d'avoir regardé l'ensemble du profil. Dans certains cas, une correction limitée du nez suffit ; dans d'autres, c'est l'équilibre général qu'il faut discuter.

La pointe : projection, rotation, définition

Trois paramètres indépendants, souvent confondus sous le mot « pointe ». La projection est la distance dont la pointe s'avance par rapport au visage. La rotation est son orientation vers le haut ou vers le bas — c'est elle qui donne l'angle entre la lèvre et le nez. La définition est la finesse du relief.

Une pointe peut être bien projetée et mal définie, ou fine et tombante. Distinguer ces trois éléments est ce qui permet de dire, en consultation, ce qui sera modifié et ce qui ne le sera pas.

L'épaisseur de la peau

C'est le facteur le moins visible et le plus déterminant. Une peau épaisse masque les détails du cartilage : le raffinement obtenu sous la peau ne se voit qu'en partie, et l'œdème met plus longtemps à disparaître. Une peau très fine, à l'inverse, révèle tout, y compris la moindre irrégularité.

Ce paramètre ne se corrige pas. Il s'annonce avant l'intervention, parce qu'il fixe une part du résultat possible.

La respiration

L'examen des fosses nasales fait partie de la consultation, même lorsque la demande est purement esthétique. Réduire un nez sans vérifier ses appuis internes peut créer une gêne respiratoire qui n'existait pas. À l'inverse, une déviation méconnue explique parfois une gêne ancienne que la patiente avait fini par trouver normale.

Patiente après rhinoplastie - Dr Pulvermacker, Paris

Rhinoplastie ouverte ou fermée : quelle voie d'abord ?

Dans la grande majorité des cas, je pratique l'incision dans la muqueuse, à l'intérieur des narines : c'est la voie fermée, qui ne laisse aucune cicatrice apparente.

La voie ouverte comporte une courte incision transversale sur la columelle, entre les deux narines. Elle offre une exposition plus large des structures, au prix d'une cicatrice externe, et reste réservée aux situations où cette exposition est indispensable.

Aucune des deux voies n'est supérieure en soi. Le choix se fait sur ce qu'il y a à faire, pas sur une préférence d'école, et il vous est expliqué avant l'intervention.

Faut-il retirer ou conserver le dos du nez ?

Réduire une bosse peut se faire de deux manières. La première retire l'excès osseux et cartilagineux, puis referme la voûte que cette résection vient d'ouvrir. La seconde conserve le dos du nez et l'abaisse en retirant de la hauteur en dessous : c'est la rhinoplastie de préservation.

Aucune n'est supérieure en soi. La forme de la bosse, l'état de la cloison et l'épaisseur de la peau décident. Le détail de cette approche, ses indications et ses limites sont expliqués sur la page consacrée à la rhinoplastie de préservation.

Peut-on reprendre un nez déjà opéré ?

Oui, sous conditions. Une reprise n'est pas une seconde rhinoplastie : les repères ont été modifiés, la peau a cicatrisé sur une nouvelle charpente, et le cartilage disponible peut manquer. Elle se décide sur ce qui est réellement corrigeable, et une part des demandes se conclut par un avis d'abstention.

Aucune reprise ne s'envisage avant un an après l'intervention précédente. Le déroulement, les documents à réunir et les risques majorés sont détaillés sur la page consacrée à la rhinoplastie secondaire.

Qu'est-ce qu'une rhinoplastie ethnique ?

Le terme désigne une rhinoplastie adaptée à des caractéristiques morphologiques particulières, par exemple chez des patients d'origine africaine ou asiatique. La logique du geste est inversée par rapport à une rhinoplastie de réduction.

On affine la pointe, on réduit la taille des orifices narinaires et l'on apporte une projection — c'est-à-dire de la hauteur — au niveau du dorsum, grâce à un implant en silicone rigide ou à un greffon prélevé sur le patient : cartilage ou os.

L'objectif reste identique : préserver l'identité du visage plutôt que de le conformer à un modèle unique. Un nez qui ne ressemble plus à la famille de la personne opérée n'est pas une réussite technique, c'est un contresens.

Qu'est-ce qu'une rhinoplastie médicale sans chirurgie ?

Dans certains cas particuliers, une rhinoplastie dite médicale peut être réalisée par injections d'acide hyaluronique, pour combler un creux ou augmenter la projection de la pointe.

Cette technique ne réduit rien : elle ajoute du volume. Elle ne remplace donc pas une rhinoplastie chirurgicale lorsqu'il s'agit de retirer une bosse ou d'affiner un nez large. Le résultat est immédiat et les injections doivent être renouvelées tous les dix-huit mois environ.

Un point mérite d'être dit : la région du nez est vascularisée par des artères de petit calibre, et l'injection accidentelle dans l'une d'elles constitue la complication grave de ce geste. Elle impose une prise en charge en urgence. C'est la raison pour laquelle cet acte relève d'un médecin formé à l'anatomie vasculaire de la face, disposant sur place de l'enzyme qui dissout le produit.

Qu'est-ce que le bistouri à ultrasons ?

Le temps osseux d'une rhinoplastie — réduire une bosse, resserrer les parois — se faisait traditionnellement à la râpe et au ciseau. J'utilise pour cela un instrument à ultrasons, ce qu'on appelle la piézo-chirurgie.

Son intérêt tient à une propriété simple : la vibration ultrasonore coupe l'os et respecte les tissus mous qui l'entourent — muqueuse, vaisseaux, cartilage. Un instrument tranchant, lui, ne fait pas la différence.

En pratique, cela permet un travail plus fin sur l'os, et les patientes rapportent souvent des ecchymoses moins marquées. Cela ne change rien au calendrier du résultat : l'œdème de la pointe suit le même cours, et le nez définitif s'apprécie toujours à un an.

Comment se déroule l'intervention ?

La rhinoplastie se déroule sous anesthésie générale et nécessite le plus souvent une nuit d'hospitalisation. Lorsque seule la pointe doit être traitée, une sortie le jour même est possible.

L'intervention se termine dans tous les cas par la pose d'une attelle confectionnée sur mesure et par la mise en place de mèches grasses dans les fosses nasales.

L'arrêt du tabac est demandé avant et après l'intervention : la nicotine réduit la vascularisation de la peau et de la muqueuse, ce qui retarde la cicatrisation et majore le risque de trouble de la cicatrisation.

Quelles sont les suites opératoires, jour par jour ?

La rhinoseptoplastie n'est pas une intervention douloureuse, même si le geste chirurgical peut paraître impressionnant. C'est une source fréquente d'appréhension, et l'écart entre l'idée que l'on s'en fait et le vécu réel est important. La gêne dominante n'est pas la douleur mais le nez bouché.

J+1. Les mèches nasales sont retirées. La respiration reste encombrée quelques jours par l'œdème de la muqueuse.

J+2 à J+7. Œdème et ecchymoses des paupières, d'intensité très variable selon les personnes. Dormir la tête surélevée les réduit. Se moucher est interdit.

J+8 à J+10. L'attelle est retirée. À ce moment, le nez est en général très gonflé : c'est attendu, et ce n'est pas le résultat. Beaucoup de patientes sont déstabilisées à cet instant précis ; c'est normal et cela ne préjuge de rien.

À partir de J+10. Les ecchymoses ont disparu chez la plupart des personnes. Une reprise de l'activité sociale et professionnelle est habituellement envisageable.

Sport et lunettes. Les sports de contact sont interdits plusieurs semaines. Le port de lunettes appuyant sur l'arête est également différé : le délai précis vous est indiqué à la sortie, il dépend du geste osseux réalisé.

Quel suivi après une rhinoplastie ?

L'attelle est retirée entre le cinquième et le septième jour, lors de la première consultation de contrôle. Une seconde a lieu entre le dixième et le quatorzième jour. Entre les deux, les infirmières prennent en charge les soins locaux et le médecin anesthésiste vérifie que les antalgiques prescrits suffisent. L'œdème du nez régresse plus lentement que celui du reste du visage : les premières semaines en effacent l'essentiel, la pointe demande davantage. Drainage lymphatique manuel et oxygénothérapie hyperbare peuvent être proposés selon l'indication posée par le chirurgien. Voir le suivi post-opératoire.

Quand peut-on reprendre l'avion ?

Le facteur limitant n'est ici ni la phlébite ni l'œdème seul : c'est la muqueuse nasale, encore fragile, qui supporte mal deux contraintes propres au vol.

La cabine est pressurisée à l'équivalent de 1 800 à 2 400 mètres d'altitude. Cette baisse de pression s'exerce sur des tissus en cours de cicatrisation. Et l'air y est très sec, ce qui assèche une muqueuse déjà congestionnée et fragilise les vaisseaux. Le risque est celui d'un saignement.

La première semaine est incompatible avec un vol. L'attelle est encore en place, l'œdème et les ecchymoses sont à leur maximum, et c'est la période où le risque de saignement est le plus élevé de toute la convalescence.

Vol court : sept à quatorze jours, une fois l'attelle retirée et en l'absence de tout saignement.

Vol long-courrier : la durée du trajet devient elle-même un facteur. Au-delà de quatre heures, il est prudent d'attendre deux à trois semaines. Pour un très long trajet, et lorsqu'un geste sur la cloison ou une greffe de cartilage a été associé, ce délai peut aller jusqu'à quatre à six semaines : la muqueuse reste fragile plus longtemps.

Pendant le vol : sérum physiologique régulièrement, hydratation, et ne pas se moucher.

Si vous venez de loin, ce point se règle avant de réserver, pas après.

Quand le résultat est-il définitif ?

Le résultat apparaît progressivement au cours des premières semaines et peut être considéré comme définitif à un an.

Ce délai long tient à la résorption progressive de l'œdème de la pointe, dernière zone à se dégonfler. Aucune retouche ne doit être entreprise avant ce terme.

Il faut l'entendre au moment de décider, pas au moment de s'impatienter : la rhinoplastie est une chirurgie de patience. Les trois premiers mois donnent une orientation, pas un résultat.

Quels sont les risques d'une rhinoplastie ?

Outre les risques liés à l'anesthésie générale, le risque principal réside dans les imperfections de résultat. Une retouche est parfois nécessaire ; elle ne doit pas être entreprise avant un an.

Les autres risques, plus rares, comprennent le saignement dans les premières heures, l'infection, les troubles transitoires de l'odorat, une gêne respiratoire nouvelle ou persistante, et des irrégularités visibles ou palpables du dos du nez.

Les complications exceptionnelles sont détaillées dans la fiche d'information de la Société française de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, remise et commentée en consultation.

Dans quels cas contacter rapidement le chirurgien ?

En cas de saignement abondant qui ne s'arrête pas, de fièvre, de douleur d'apparition brutale et intense, de rougeur qui s'étend, ou de trouble de la vision. Le numéro professionnel du chirurgien vous est remis après l'intervention.

La rhinoplastie est-elle prise en charge ?

Une rhinoplastie purement esthétique n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie.

Lorsqu'une déviation de la cloison entraîne une gêne respiratoire documentée, le temps septal peut faire l'objet d'une prise en charge partielle. Le caractère fonctionnel s'établit à l'examen, pas sur déclaration : les conditions sont examinées en consultation.

Questions fréquentes

La rhinoplastie laisse-t-elle une cicatrice visible ?

Dans la grande majorité des cas, l'incision est réalisée par voie fermée, à l'intérieur des narines : il n'y a pas de cicatrice apparente. En voie ouverte, une courte cicatrice sur la columelle devient généralement très discrète après maturation.

Une rhinoplastie améliore-t-elle la respiration ?

Lorsqu'une gêne respiratoire est liée à une déviation de la cloison, le geste peut la corriger dans le même temps opératoire. Une rhinoplastie purement esthétique ne vise pas à modifier la respiration, et l'examen préalable sert précisément à ne pas la dégrader.

À partir de quel âge peut-on réaliser une rhinoplastie ?

L'intervention est envisagée une fois la croissance des structures nasales achevée, généralement vers 16-17 ans, avec consentement parental chez le mineur.

Peut-on voir à l'avance le résultat sur une simulation ?

Une simulation aide à se comprendre : elle met des images sur des mots comme « affiner » ou « adoucir », qui ne recouvrent pas la même chose pour tout le monde. Elle ne constitue en aucun cas un engagement sur le résultat, et je le dis avant de la montrer.

La rhinoplastie est-elle douloureuse ?

Peu. La gêne dominante des premiers jours est l'obstruction nasale, pas la douleur, qui cède aux antalgiques usuels.

Combien de temps faut-il s'arrêter ?

Comptez une dizaine de jours, le temps du retrait de l'attelle et de la disparition des ecchymoses. Certaines personnes reprennent une activité non exposée plus tôt.

Dernière mise à jour : août 2026 · Contenu médical relu par le Dr Benjamin Pulvermacker, chirurgien plasticien qualifié à Paris 16.

Pour qui cette intervention convient — et pour qui elle ne convient pas

Elle convient à une demande précise et ancienne — (bosse, pointe tombante, nez dévié) chez une personne dont la croissance faciale est achevée, et qui souhaite un nez en harmonie avec son visage plutôt qu'un nez « de catalogue ». Elle ne convient pas lorsque l'attente est irréaliste ou dictée par des images filtrées, lorsque la demande change à chaque consultation, ou dans certaines situations de dysmorphophobie où la chirurgie aggrave la souffrance au lieu de l'apaiser : dans ce cas, orienter vers un accompagnement adapté fait partie du soin.

Limites et risques spécifiques

L'épaisseur de la peau conditionne le raffinement du résultat : une peau épaisse masque les détails, une peau très fine les révèle tous. Risques propres : imperfections résiduelles visibles ou palpables, asymétrie, gêne respiratoire nouvelle ou persistante, et la possibilité d'une retouche (environ un cas sur dix à quinze dans la littérature, toutes équipes confondues), au plus tôt un an après. L'œdème de la pointe met douze à dix-huit mois à disparaître complètement : la rhinoplastie est une chirurgie de patience.

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