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Rhinoplastie de préservation à Paris 16 — conserver le dos du nez

Pendant un siècle, retirer une bosse a voulu dire retirer de la matière : on râpait l'os et le cartilage en excès, puis on refermait la voûte que cette résection venait d'ouvrir. La technique est fiable, elle a fait ses preuves, et elle reste indiquée dans de nombreuses situations.

L’essentiel
AnesthésieGénérale
Durée de l’intervention1 h 45
HospitalisationUne nuit
CicatricesVoie fermée dans la majorité des cas, à l’intérieur des narines, sans cicatrice apparente
Arrêt de travail8 à 10 jours
Reprise du sportSports de contact différés ; lunettes appuyant sur l’arête à éviter
Résultat définitifUn an
TarifConsultation 200 € — devis écrit remis après l’examen
Prise en chargeNon ; un temps septal fonctionnel peut faire exception

La rhinoplastie de préservation part d'une autre idée : ne pas toucher au dos du nez, et l'abaisser en retirant de la hauteur en dessous. Le profil naturel du dorsum, celui que la nature a dessiné, descend au lieu d'être reconstruit.

Ce n'est pas une technique supérieure. C'est une autre manière de résoudre le même problème, avec ses indications propres et ses limites propres — et c'est en consultation, sur un nez précis, que l'une ou l'autre s'impose.

Qu'est-ce que la rhinoplastie de préservation ?

Le dos du nez n'est pas une simple ligne : c'est une voûte, faite de deux versants qui se rejoignent au sommet. Réduire une bosse par résection revient à ôter le faîte de cette voûte, ce qui laisse une surface ouverte que le chirurgien doit ensuite refermer en rapprochant les parois.

La préservation évite cette ouverture. La voûte reste intacte ; c'est son support, en dessous, que l'on abaisse — par une résection au niveau du septum et de la base osseuse. Le dos du nez descend d'un bloc, sans être remodelé.

Le terme recouvre par ailleurs une seconde idée, moins connue et tout aussi importante : la préservation des tissus mous et des ligaments de la pyramide nasale, que les dissections étendues sacrifiaient autrefois sans nécessité.

Quelle différence avec une rhinoplastie classique ?

La différence ne se voit pas sur une photographie du lendemain. Elle se juge à distance, et elle porte sur trois points.

Le profil du dorsum. Une voûte conservée garde ses reflets d'origine. Une voûte reconstruite peut, avec les années, laisser apparaître la ligne de jonction des parois rapprochées — d'autant plus visible que la peau est fine.

Les irrégularités à long terme. Elles sont la rançon classique des résections importantes chez les peaux fines : ce qui est parfaitement lisse à trois mois peut se dessiner à trois ans, lorsque l'œdème a complètement disparu.

La valve interne. L'espace respiratoire situé sous le dos du nez est modifié par une résection ; il est conservé par une préservation. Cela ne garantit rien, mais cela retire une cause possible de gêne respiratoire secondaire.

En contrepartie, la préservation impose des contraintes que la résection n'a pas. C'est le point suivant.

Toutes les bosses s'y prêtent-elles ?

Non, et c'est la première chose à dire.

La technique suppose une manœuvre qui passe par le septum, la cloison qui sépare les deux fosses nasales. Une déviation septale importante, une cloison déjà opérée, un septum fragile ou fracturé compliquent ou interdisent cette manœuvre.

La forme de la bosse compte aussi. Une bosse haute et anguleuse, une bosse à double cassure, une voûte large ne descendent pas toutes de la même façon, et certaines demandent malgré tout un remodelage.

Enfin la préservation abaisse le dos ; elle ne le rétrécit pas. Un nez à voûte large peut donc nécessiter un geste complémentaire.

Dans la pratique, les deux approches se combinent souvent : préserver le dorsum et travailler la pointe selon les principes classiques est une association fréquente, et parfaitement cohérente.

Pour qui cette intervention convient — et pour qui elle ne convient pas

Elle convient particulièrement à une bosse modérée sur une cloison saine, chez une personne à peau fine — le profil où les irrégularités tardives des résections se voient le plus. Elle convient aussi à qui souhaite conserver le caractère de son dos de nez tout en en réduisant la hauteur.

Elle ne convient pas lorsque la cloison est très déviée, déjà opérée, ou trop fragile pour supporter la manœuvre ; lorsque la voûte doit être rétrécie autant qu'abaissée ; et lorsque la demande porte sur une transformation que seule une reconstruction permet d'obtenir. Dans ces cas, la technique de résection n'est pas un second choix : c'est la bonne réponse.

Limites et risques spécifiques

Aux risques communs à toute rhinoplastie — imperfections de résultat, saignement, infection, troubles transitoires de l'odorat, gêne respiratoire — s'ajoutent deux points propres à cette approche.

La récidive de la bosse est le risque le plus documenté : une voûte abaissée peut remonter partiellement dans les mois qui suivent, si l'abaissement n'a pas été suffisamment stabilisé. Il est prévenu par la technique de fixation, et il fait partie des motifs de retouche.

La reprise ultérieure, si elle devenait nécessaire, se conduit sur une anatomie différente de celle d'une rhinoplastie de résection. Ce n'est pas une contre-indication, mais cela mérite d'être su avant de choisir.

Comme pour toute rhinoplastie, l'œdème de la pointe met douze à dix-huit mois à disparaître complètement, et aucune retouche ne s'envisage avant un an.

Qu'est-ce que le bistouri à ultrasons ?

Le temps osseux d'une rhinoplastie — réduire une bosse, resserrer les parois — se faisait traditionnellement à la râpe et au ciseau. J'utilise pour cela un instrument à ultrasons, ce qu'on appelle la piézo-chirurgie.

Son intérêt tient à une propriété simple : la vibration ultrasonore coupe l'os et respecte les tissus mous qui l'entourent — muqueuse, vaisseaux, cartilage. Un instrument tranchant, lui, ne fait pas la différence.

En pratique, cela permet un travail plus fin sur l'os, et les patientes rapportent souvent des ecchymoses moins marquées. Cela ne change rien au calendrier du résultat : l'œdème de la pointe suit le même cours, et le nez définitif s'apprécie toujours à un an.

Comment se déroule l'intervention ?

Sous anesthésie générale, le plus souvent avec une nuit d'hospitalisation. La voie d'abord est fermée dans la majorité des cas, à l'intérieur des narines, sans cicatrice apparente.

L'intervention se termine comme une rhinoplastie classique : attelle confectionnée sur mesure et mèches dans les fosses nasales.

L'arrêt du tabac est demandé avant et après, pour les mêmes raisons vasculaires.

Quelles sont les suites opératoires ?

Elles ne diffèrent pas de celles d'une rhinoplastie de résection : mèches retirées le lendemain, attelle entre le huitième et le dixième jour, ecchymoses des paupières pendant une dizaine de jours, nez bouché plus gênant que douloureux.

Les sports de contact et le port de lunettes appuyant sur l'arête sont différés ; le délai précis vous est indiqué à la sortie.

Le suivi est-il différent après une rhinoplastie de préservation ?

Le calendrier est le même : attelle retirée entre le cinquième et le septième jour à la première consultation, seconde consultation entre le dixième et le quatorzième. Ce qui change tient à la technique elle-même — l'ossature n'étant pas réséquée, les ecchymoses sont souvent moindres — mais l'œdème demande la même patience et le même suivi. Infirmières pour les soins locaux, médecin anesthésiste pour la douleur, drainage lymphatique et oxygénothérapie hyperbare selon indication. Le protocole complet figure sur la page consacrée à le suivi post-opératoire.

Quand le résultat est-il définitif ?

À un an, comme pour toute rhinoplastie. Les trois premiers mois donnent une orientation, pas un résultat.

Une nuance mérite d'être connue : le dos du nez ayant été conservé, sa forme définitive s'apprécie parfois plus tôt que celle d'une voûte reconstruite. La pointe, elle, suit le même calendrier lent que dans toute rhinoplastie.

Cette technique est-elle prise en charge ?

Comme toute rhinoplastie à visée esthétique, elle n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie. Lorsqu'un geste septal fonctionnel est associé et que la gêne respiratoire est documentée, ce temps peut faire l'objet d'une prise en charge partielle.

Questions fréquentes

La rhinoplastie de préservation est-elle une technique récente ?

Le principe est ancien — il a été décrit au milieu du siècle dernier — mais il a été peu pratiqué pendant plusieurs décennies, la résection s'étant imposée comme standard. Il connaît un regain d'intérêt depuis une dizaine d'années, avec des instruments et des repères mieux codifiés.

Le résultat est-il plus naturel ?

Sur le dos du nez, la conservation de la voûte d'origine donne un profil que l'on n'a pas eu à redessiner, et c'est son intérêt principal. Mais le naturel d'un résultat ne tient pas qu'au dorsum : il tient à la pointe, à l'angle avec la lèvre, et à l'équilibre avec le reste du visage. Aucune technique ne dispense de cette analyse.

Peut-on demander cette technique en particulier ?

Vous pouvez la demander, et la question est légitime. La réponse dépend de votre cloison, de la forme de votre bosse et de votre peau. Si votre anatomie ne s'y prête pas, je vous le dirai et je vous expliquerai pourquoi plutôt que de forcer une indication.

Combien de temps faut-il s'arrêter ?

Une dizaine de jours, comme pour une rhinoplastie de résection.

Dernière mise à jour : août 2026 · Contenu médical relu par le Dr Benjamin Pulvermacker, chirurgien plasticien qualifié à Paris 16.

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